Flash Airlines

 

Le(s) mystère(s) de la Mer Rouge

 

 

Le samedi 3 janvier 2004, au large de Charm el-Cheikh, le crash du vol Flash Airlines FSH 604 à destination de Paris a fait 148 victimes. Après un décollage normal de nuit, le Boeing 737-300 immatriculé SU-ZCF entame un virage à gauche, suivant une trajectoire normale. Vers 600 mètres d’altitude, le virage s’inverse vers la droite et l’inclinaison de l’avion – le roulis – augmente progressivement sans qu'aucune correction ne se passe. Dès lors, il perd rapidement de l’altitude et heurte violemment la mer.

           

    Le logo de la compagnie et deux vues du B737  SU-ZCF                                        La zone de l'accident et les premières recherches

                                 

Les deux enregistreurs de vol au fond de la Mer Rouge, localisés et repêchés par des robots de la marine nationale.

 

                               

Dorénavant, l'habitude a été prise de bien montrer à la presse les " boîtes noires" et de noter les numéros de série en direct devant photographes et cameras . Le syndrome de Habsheim ?

Après plusieurs mois, l'enquête piétine, malgré les moyens importants mis en oeuvre pour récupérer les enregistreurs de vol et procéder à leur analyse: spécialistes égyptiens, français du BEA, américains du NTSB, de la FAA et de Boeing. Il est certain que les conséquences des conclusions de l'enquête ne peuvent pas être anodines pour le tourisme en Egypte ou le transport aérien en général si par exemple  la formation et les compétences du personnel aéronautique en Egypte, la fiabilité des Boeing 737, l'entretien périodique des avions ou la sécurité des compagnies charter étaient mis en cause.

En avril 2004, René-Marc Chikli, président de l’association des tour-opérateurs français, le dit très clairement : « Nous ne savons toujours pas ce qui a pu arriver à ce Boeing 737. C’est d’autant plus préoccupant que c’est, de loin, l’avion le plus vendu dans le monde et qu’il en décolle un toutes les dix minutes. »

Toutes les voix officielles en France en parlent ( voir les sites ci-dessous ) et soutiennent l'idée profonde de la recherche de la vérité sur les causes de l'accident. Les accords conclus entre l'Egypte et la France devraient permettre une collaboration ouverte et franche, mais malgré tous ces atouts, l'enquête s'enlise et les autorités égyptiennes refusent de divulguer des éléments essentiels aux enquêteurs français. Au coeur du problème, l'attitude de l'équipage égyptien dont le CdB est un ancien pilote-général-héros de l'armée de l'Air Égyptienne. Y aurait-il une relation de cause à effet ?

 

Une excellente analyse du crash de Charm el Cheikh 

 

http://www.nuisances-aeriennes.com/Charmelsheik_conclusions.pdf

 

les communiqués du BEA Par ICI

un éditorial et les news de l'enquête par LA       

Vous trouverez aussi un site du gouvernement français:

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays_zones_geo_833/egypte_414/charm_el_415/

Ainsi qu'une pensée de l'Elysée:

http://www.elysee.fr/elysee/francais/actualites/a_l_elysee/2004/janvier/catastrophe_aerienne_en_mer_rouge.5099.html

Et les coordonnées de l'association de défence des victimes:

ADFV CHARM EL CHEIKH , A ssociation de D éfense des F amilles des V ictimes de la catastrophe aérienne de Charm el cheikh

Siège associatif : 7, allée du ruisseau – 92160 – Antony – France Président : Marc CHERNET 06 07 01 79 69 Courrier électronique : marc.chernet@cyberex-international.com

Et aussi une 2ième association qui possède un site web de grande qualité et qui mérite une visite:

http://www.collectif-fsh604.com

En France, révolution dans le monde des charters après le crash  de Flash Airlines! Une réflexion des pouvoirs publics est entreprise avec les voyagistes pour tenter d'accorder des "labels" aux compagnies charter et établir ainsi une véritable liste des bons élèves. Les tours operators pourront alors révéler aux passagers le nom de la compagnie avec laquelle il vont voyager. (s'ils la connaissent eux-mêmes). Tout cela va énormément les aider à choisir car c'est un peu comme en bourse, les résultats passés ne préjugent pas de ceux à venir!

 

 

  Info du 24 décembre 2005

Les familles des victimes ne sont pas du tout satisfaites de la tournure qu'a prise l'enquête. Les zones d'ombres sont nombreuses, comme le lieu du crash incompatible avec le plan de vol ou l'identité du "stagiaire" dans le cockpit qui donnait des instructions au pilote. Selon Maître Gilbert Collard, l'avocat d'un collectif de familles, il est inadmissible que le juge français chargé de l'enquête ne dispose pas des boîtes noires de l'appareil et que par ailleurs l'affirmation selon laquelle l'attentat a été rapidement exclu comme cause possible de l'accident ne pourra être confirmée que par le renflouement de l'épave. Une opération difficile et onéreuse et probablement hors de portée des autorités égyptiennes.

Nos "chers" responsables politiques français pour qui "toute la lumière" devait être faite sur les causes de cet accident restent étrangement silencieux. Les intérêts en jeux seraient-ils si importants?

 

Info du 3 janvier 2006, 2 ans après le crash

Selon les informations de JP Otelli parues dans un récent livre, la traduction du CVR du B737 de "Flash Airlines" serait erronée. Une phrase du CdB aurait été ajoutée, tout simplement. " Cette erreur de traduction oriente l'enquête dans une direction qui n'est pas la bonne." écrit l'auteur. Chacun sait qu'en France, une telle manipulation est bien entendue exclue puisqu'on respecte toujours l'intégralité des enregistreurs après un accident selon les affirmations de la justice et des experts qu'elle emploie.